Arrêts maladie : tout ce qui change au 1er septembre 2026
À compter du 1er septembre 2026, les règles encadrant les arrêts maladie évoluent. Cette réforme vise à mieux encadrer les prescriptions médicales, renforcer le suivi des patients et améliorer la gestion des indemnités journalières versées par l’Assurance Maladie. Que vous soyez salarié, intérimaire ou employeur, découvrez tout ce qui change concernant les arrêts maladie à partir du 1er septembre 2026.Une durée maximale pour la première prescription
La principale nouveauté concerne la durée de la première prescription d’un arrêt de travail. À partir du 1er septembre 2026, un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme ne pourra plus prescrire un arrêt maladie initial de plus de 31 jours. Cette mesure vise à assurer un meilleur suivi médical des patients tout en maintenant la possibilité de prolonger un arrêt lorsque leur état de santé le nécessite.À retenir : la réforme ne limite pas la durée totale d’un arrêt maladie, mais uniquement la durée de chaque prescription.
Des prolongations limitées à 62 jours
Lorsque l’état de santé du salarié nécessite un arrêt plus long, le professionnel de santé pourra toujours prolonger l’arrêt. En revanche, chaque prolongation sera désormais limitée à 62 jours maximum. Il sera donc toujours possible d’être arrêté plusieurs mois, mais avec des renouvellements plus réguliers afin d’assurer un suivi médical renforcé.Un contrôle médical renforcé après trois mois
Autre évolution importante : lorsque les prolongations d’un arrêt maladie atteignent trois mois, le professionnel de santé pourra solliciter l’avis du service du contrôle médical de l’Assurance Maladie. Cet avis permettra notamment de vérifier :- la justification médicale de la poursuite de l’arrêt ;
- la durée de l’arrêt de travail ;
- les conditions d’une éventuelle reprise d’activité.
Les arrêts déjà en cours sont-ils concernés ?
Non. Les nouvelles dispositions s’appliquent uniquement aux :- arrêts de travail prescrits à compter du 1er septembre 2026 ;
- prolongations établies à partir de cette même date.
Ce qui ne change pas
Malgré cette réforme, plusieurs règles restent identiques. Les salariés conservent notamment :- leur droit à un arrêt maladie lorsque leur état de santé le justifie ;
- les conditions d’ouverture des droits aux indemnités journalières ;
- la possibilité d’être arrêté plusieurs mois lorsque cela est médicalement nécessaire ;
- les règles relatives au délai de carence applicables selon leur situation.
Quelles conséquences pour les salariés et les intérimaires ?
Pour les salariés comme pour les intérimaires, ces nouvelles mesures impliquent un suivi médical plus régulier. En cas d’arrêt de travail, il sera important de :- respecter les dates de renouvellement de votre arrêt ;
- transmettre rapidement les documents nécessaires à votre employeur ou à votre agence d’emploi ;
- respecter les obligations liées à votre arrêt de travail.
Quels impacts pour les entreprises ?
Les employeurs devront adapter le suivi administratif des absences. Ils devront notamment :- anticiper davantage les renouvellements d’arrêts maladie ;
- assurer un meilleur suivi des indemnités journalières ;
- organiser plus facilement les remplacements lorsque cela est nécessaire ;
- adapter la gestion de la paie en fonction des nouvelles prescriptions.
Ce qu’il faut retenir
À compter du 1er septembre 2026, les règles des arrêts maladie évoluent avec trois principales nouveautés :- une première prescription limitée à 31 jours ;
- des prolongations limitées à 62 jours chacune ;
- un suivi médical renforcé avec un possible avis du contrôle médical après trois mois de renouvellement.



